3 questions à Nicolas Thomas - Partie 2

3 questions à Nicolas Thomas - Partie 2

Vers toujours plus d’agilité dans le déploiement des nouvelles technologies

Dans l’interview précédente, nous avons évoqué le mode d’organisation agile de Talan Labs. Cette organisation est-elle facilement applicable chez vos clients ?

En théorie, oui : la majorité des clients souhaitent de l’agilité ! Dans les faits, c’est plus complexe. Tout d’abord parce que le mode agile n’est pas simple à contracter puisqu’il va à l’encontre des contrats historiques, au projet ou en régie. Ensuite, parce que de nombreux clients, s’ils ont compris que la transformation digitale n’était plus une option, souhaitent se digitaliser « à leur rythme ». Bien souvent pour des raisons d’inertie organisationnelle.

En mode agile, des freins peuvent aussi apparaître dans les équipes IT elles-mêmes. En DevOps, la suppression des silos entre le développement et l’opérationnel peut ainsi créer des tensions et des crispations. Dès lors, il faut savoir** accompagner les équipes**, et leur expliquer les implications, dans leur quotidien, des nouveaux modes d’organisation.

Le constat est d’ailleurs le même du côté de l’AMOA (la maitrise d’ouvrage). La vague technologique touche toutes les strates de l’entreprise, jusqu’à la direction générale. Résultat : les métiers de l’AMOA se dirigent inexorablement vers la notion d’expérience utilisateur. Les équipes AMOA verront leur mission évoluer vers les nouveaux enjeux de l’UX. C’est dans cette perspective que nous cultivons chez Talan en général et particulièrement au sein du Labs des compétences UX. Pour répondre à ces évolutions, nous proposons l’organisation d’ateliers UX à nos clients, afin de les accompagner au plus près dans leurs enjeux de transformations digitales et de nouveaux modes d’organisation et de management.

Quelles sont les orientations stratégiques de Talan Labs en termes de nouvelles technologies ?

Nos priorités sont multiples et s’intègrent aux tendances du marché, tout en restant cohérentes avec** nos savoir-faire. En ce moment, nous menons par exemple des travaux autour de l’Internet des Objets (IoT)**. Pas sur les objets ou capteurs en eux même, mais sur l’usage qu’il peut être fait des données récoltées. Car en matière d’objets connectés, il est important de rappeler que l’innovation ne réside pas seulement dans l’objet ou le capteur en lui-même mais la capacité à traiter et à utiliser la donnée. Cet aspect est donc au cœur de nos priorités métiers.

Parmi les autres technologies, nous étudions également les possibilités du Big Data et de ses usages inhérents, tels que le Machine Learning ou encore le Deep Learning. Pour le moment nous sommes en veille active sur le sujet. Il est cependant important de souligner que dans de nombreux cas, une adaptation de technologies de type NoSQL peut suffire au traitement des données volumineuses.

Quid de la Blockchain ?

C’est un sujet passionnant, porté par la direction du groupe Talan. Plusieurs projets sont donc en train de voir le jour en interne. Cependant, la technologie est encore jeune, et de nombreuses questions restent en suspens comme par exemple, l’impossibilité de supprimer un élément de la chaîne une fois intégré.

Quoi qu’il en soit, les travaux menés nous permettent d’avancer plus largement sur le thème de la sécurité, et en particulier sur les questions de cryptographie. Il s’agit pour l’instant de travaux internes, qui pourraient cependant déboucher prochainement sur des projets clients. L’objectif est d’être prêt pour répondre aux demandes du marché sur le sujet.

Retrouvez la première partie de l’interview de Nicolas Thomas, Directeur Général de Talan Labs 3 questions à Nicolas Thomas - Partie 1 : Un esprit de start-up au service de nos clients.

Etoile Talan
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Les Labs de Talan

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