Le contexte

Une des grandes problématiques lorsque l’on constitue une équipe autour des technologies blockchain et DLT est la pénurie de talents. Si ce constat n’est évidemment pas nouveau dans l’IT, il est clairement renforcé lorsque l’on parle d’un secteur encore émergent. A travers nos différentes interventions auprès d’étudiants dans des écoles d’ingénieurs notamment, nous avons aussi saisi une tendance : la blockchain impressionne et peut parfois rebuter par son apparente complexité. C’est ainsi que nous avons choisi une autre approche en 2018/2019 : accompagner des étudiants dans un projet sur le long terme, afin de démystifier le sujet.

Talan Labs a choisi de nouer un partenariat avec l’EPF, une école formant des ingénieur-e-s généralistes, pour un projet de 5 mois avec 5 étudiants de dernière année de la majeure Ingénierie du Numérique. De septembre 2018 à janvier 2019, nous avons donc accueilli Samuel, Romain, Robin, Théo et Florian tous les mercredis au siège de Talan.

Le sujet

L’organisation d’événements ouverts au public auxquels les participants s’inscrivent et assistent à des conférences, des présentations de projets ou autre sur tous les thèmes. Des groupes se créent autour de thématiques et forment des communautés de passionnés qui organisent ces événements.

Le projet Share2gether vise a créer une plateforme décentralisée d’organisation d’événements, basée sur Ethereum et accédée via une interface web.

La problématique

Souvent le nombre de personnes inscrites est largement supérieur au nombre de personnes qui participent vraiment à l’événement : c’est la problématique du no-show. De ce fait, il est difficile de prévoir l’organisation nécessaire pour son événement, il y a beaucoup de gâchis au niveau du buffet, les speakers s’attendent à une certaine audience qui n’est pas là etc.

De plus, pour des événements dont le nombre de place est limité, des personnes s’inscrivent qui voudraient vraiment venir, et sont placées en liste d’attente. Ces personnes ne pourront finalement pas participer à l’événement alors qu’il y aurait eu de la place pour les accueillir (puisque beaucoup de personnes s’inscrivent mais ne viennent pas).

Le produit

Une application décentralisée qui permet de créer des communautés et d’organiser des événements tout en responsabilisant les utilisateurs, pour contrer la problématique du no-show. Plus d’info seront dévoilées dans un prochain article !

L’équipe

Pour réaliser notre produit, Talan Labs a formé une équipe entière pour travailler en mode agile. Avec une dev team composé des cinq étudiants, de l’équipe Blockchain de Talan Labs et deux designers, un Scrum Master, et un Product Owner (PO).


La dev team presque au complet

Le rythme de travail

En venant une journée complète par semaine, les étudiants bénéficiaient des conseils et de l’aide des Talan. Mais ce n’était pas leurs seuls moments de travail sur le projet. Avec un investissement conséquent toute la semaine, à distance. Ce rythme particulier n’a pas été sans poser des questions d’organisation.

Nous avons donc adapté nos méthodes de travail habituelles, en tenant compte de contraintes opérationnelles inhérentes à nos journées souvent chargées par ailleurs. C’est ainsi que nous commencions nos mercredis par une démo et un sprint planning, ne faisant la rétrospective du sprint passé que dans l’après-midi. Le DSM clôturait la journée pour que chacun bénéficie du même niveau d’information.

Très vite, il a fallu renforcer le rythme de ces cérémonies, avec un DSM les vendredis et lundis après les cours. Et puisque la démonstration des fonctionnalités réalisées est fondamentale pour rassurer le product owner, les mardis soirs permettaient aux étudiants de répéter la démo.

C’est ainsi que petit à petit l’équipe a pris son rythme et que les réflexes se sont installés.

L’apprentissage

Tout au long de ces cinq mois, les étudiants se sont formés sur plusieurs technos et concepts. Tout d’abord, il a été nécessaire d’apprendre les concepts de la blockchain, puis les bases du développement en solidity, le langage de développement des smarts-contractssur Ethereum. Florian nous a d’ailleurs confié

« Nous avons rapidement découvert comment mettre en place notre environnement de travail, avec des outils comme Ganache et Truffle qui nous ont permis de commencer à développer très rapidement. »  — Florian

Mais ce n’est pas tout, nous avons décidé d’utiliser un framework JS : Vue, qu’il a fallu que les étudiants appréhendent aussi. Et puis, nous avons aussi respecté au mieux les bonnes pratiques et notamment l’automatisation de tests.

Enfin il y a bien sûr eu le côté plus humain :

« J’ai beaucoup aimé le côté humain de ce projet, les membres de l’équipe de projet étaient toujours soudés entre eux et il y avait toujours beaucoup de respect entre chaque membre. Cet aspect nous a énormément aidé lors de phases plus difficiles en nous apportant de la motivation pour surmonter les problèmes qu’on a pu avoir. »  — Robin

Conclusion

L’équipe de Talan Labs a assisté à la soutenance finale du projet sur le site de l’EPF le 25 janvier, une équipe solidaire jusqu’au bout, qui a réussi une belle collaboration sur le thème de la blockchain.

Vous pouvez retrouver la vidéo de leur soutenance ci-dessous.